dimanche 10 février 2013

08/02/2013




 



 
 
 
 
 
08/02/2013 : Journée calme.

Aujourd’hui la journée a été plus calme que les jours précédents. Nous avons eu seulement deux hospitalisations. Un homme pour syndrome infectieux persistant, et une femme persuadée d’être enceinte malgré les trois échographies démontrant l’inverse.

En dehors des hospitalisations nous avons pu faire : des prises de sang, des pansements simples, des ablations de fils, et des poses de perfusion avec calculs de doses.

 
Depuis le début de notre stage nous avons pu observer certaines pratiques dans les soins différentes des notre pour lesquelles nous émettons des réajustements. Par exemple pour la traçabilité des soins nous notons l’heure de début et l’heure de fin ainsi que le débit sur les poches de perfusions. Avant chaque IVD nous désinfectons le site d’injection avec de l’alcool. Après les soins nous inscrivons dans le dossier de soins les actes effectués. Ces réajustements sont expliqués, compris et appliqués par l’équipe soignante.
Hélène : la soirée a été courte pour moi, un grand besoin de récupérer de cette première semaine.

Lucie : j’ai passé la soirée avec les amis de la famille où nous logeons.


PS : pour les IFSIEN petite technique pour aller plus vite dans le calcul d’un débit :
[Quantité / (3 x le temps)]
Cette technique leur été confié par médecins sans frontières lors de leur venue.
Ex : poche de 500 ml à passer en 6 heures : (500 / (3x6)) = 27,77 soit 28 gouttes/min/excès
Pour les poches de sang il faut multiplier le temps par 4 !

jeudi 7 février 2013

07/02/2013



07/02/2013 : Repos pour moi et travail pour Lucie.




8h: HELENE à je rentre à la maison me reposer, mange un peu de riz à midi et commence enfin à aller mieux. Je vais à la clinique en fin d’après midi rejoindre Lucie, ils sont tous ravis de me revoir en meilleure forme j‘ai juste mal partout c’était ma « bonne arrivée » comme ils disent. Je vais mieux ! demain j’y retourne.


LUCIE à près une journée de repos où j’ai du jongler entre prendre soins des enfants et d’Hélène je repars au boulot. Je me sens dans mon élément, mes études d’infirmières prennent ici tout leur sens. Il faut s’adapter en permanence, je découvre de nouvelles pathologies, de nouveaux traitements. Avec Denis nous échangeons sur nos savoirs, c’est un enrichissement commun permanent. J’effectue des prises de sangs, des pansements simples à complexes, je pose des cathéters, etc. J’adapte ma technique en fonction du matériel disponible tout en veillant à effectuer des soins de qualité. Je me sens intégrée à l’équipe soignante qui me pose des questions sur nos pratiques professionnelles en France. Nous avons exposé nos objectifs au Directeur qui va se donner les moyens de nous les faires atteindre.

 
18h : une bonne journée se termine vivement demain que l’on y retourne.
 

 

06/02/2013



06/02/2013 : Jour de repos pas ci reposant !
 

 

10h : Nous nous levons tranquillement, aujourd’hui c’est détente piscine et farniente. Je me sens (Hélène) patraque ce matin et j’ai l’impression que je vais être malade, je n’ai plus de force mais je pars malgré tout à la piscine pensant que cette sensation n‘est que passagère. Le trajet m’a paru interminable, j’ai mal au cœur, mon pouls est faible. Arrivé à la piscine je commence à être malade et je me vide totalement d’eau, je suis épuisée. J’ai passé mon après-midi dans les toilettes, je ne me suis jamais sentie aussi mal qu’elle galère! Lucie décide de rentrer, ses amis me portent jusqu’au Taxis et arrivée à la maison j’essaye de prendre des médicaments mais rien ne passe je vomis toujours autant. Ils m’amènent donc à la clinique de notre lieux de stage à 18h. Je suis complètement déshydratée j’ai perdu au moins 2,5L d’eau. J’ai à peine 8 de tension. Ils me font un bilan sanguin pour éliminer le diagnostique de paludisme, me perfusent, me passe en IVD du Vogalène, et de l’Amoxiciline puis 2,5 L d’hydratation jusqu’au lendemain matin. Tout le monde est inquiet et passent me dire bonne guérison. Ils sont tous adorables avec moi, je me sens rassurée et commence à me sentir mieux. Ma tension remonte légèrement. Ça fait bizarre de se retrouver du coté du malade. Je me rends compte de ce que peuvent ressentir les patients lorsqu‘ils sont hospitalisés. La nuit a été longue je n’ai pratiquement pas dormi, je me sens très faible j’ai mal partout. Ma tensions est à 8 mais je n’ai encore rien mangé depuis hier matin, je vais sortir vers 8 heures après la visite du médecin.

 

05/02/2013



05/02/2013 : La réalité en pleine Face !




8h : deuxième jour de stage, nous sommes avec Denis notre deuxième référents, et nous commençons par les pansements d’une patiente qui suite à une complication d’une fièvre typhoïde à eu une péritonite avec perforation intestinale, cette dernière a bénéficié d’une chirurgie digestive pas laparo avec colostomie provisoire. Nous arrivons donc dans la chambre pour refaire le pansement que nous n’avons encore jamais vu. À l’entrée dans la chambre une odeur nauséabonde est présente nous ne savons pas à quoi nous attendre. À l’ouverture du pansement c’est le choc, la poche de colo est substituée par un sac plastique maintenu avec du sparadrap. Tous les points de la laparo on sautés la cicatrice d’une vingtaine de centimètre de long et d’une dizaine de centimètre de profondeur est remplie de pu ! Même préparées jamais nous n’aurions pu imaginer cela. Les soins commencent, la patiente n’a aucun antalgique les plaies sont à vifs et elle, subie, ne se plaint pas, prend sur elle, nous voyons la souffrance dans ces yeux c’est intenable, nous sortons de la chambre….

Les aides soignantes nous consolent et ne veulent pas que nos larmes coulent. Elles nous disent que malheureusement il y a bien pire. Nous avons néanmoins réussi à retourner dans la chambre pour terminer les soins. Trente minutes après le Dr Séry nous demande de le suivre afin de constater des plaies sur une patiente juste entrante. Nous nous dirigeons dans sa chambre. Cette dernière est allongée sur le lit, un pagne recouvre ses jambes. L’odeur de mort qui envahit nos narines nous laisse imaginer l’ampleur des plaies. Arrivées près d’elle elle ouvre son pagne, ses deux jambes des genoux jusqu’aux pieds sont nécrosés, la chaire est à vif. Après des examens sanguins le directeur de la clinique diagnostique un diabète de type 1 et la transfère vers un centre de diabétologie mieux adapté pour sa prise en charge. En effet il y a un mois elle a perdu une trentaine de kilos, a eu de petites plaies aux genoux qui se sont rapidement surinfectées.



Suite à ses deux évènements éprouvants, la naissance d’un enfant à soulagé notre mal être.



Après deux jours nous prenons conscience que l’accès et les qualités des soins est totalement différente du système de santé Français. Malgré toute l’humanité et la volonté du directeur et de l’équipe soignante de la clinique d’adapter des tarifs de soins sociaux accessibles à tout individu, la majorité des Ivoiriens de bénéficient pas de sécurité sociale. De ce fait ils doivent payer leurs soins afin d’en bénéficier. En conséquence tous les soins sont faits de façon rudimentaire et précaire car la population n’a pas les moyens financiers de payer les dispositifs médicaux nécessaires pour leur prise en soin optimale.

Ex : une seringue pour toute l’hospitalisation, un gant en guise de garrot, une tubulure pour toute l’hospitalisation, un pot de Bétadine pour plusieurs mois, une compresse coupée pour de nombreux soins… etc.

Le Dr Séry avance le maximum des soins lorsque les patients ne peuvent pas assurer le financement et les renvoi à l’hôpital public quand les soins dépassent ses compétences matérielles.

 
Pour décompresser de cette journée formatrice et enrichissante nous sortons dans le village avec les amis de Lucie, manger APF (Atieke poisson fumé) et boire une bonne bière du pays dans un maquis.



 

04/02/2013


Premier jour de stage
 

04/02/2013 : 6h00 déjà chaud !




L’impatience de débuter notre stage a réduit notre temps de sommeil à quelques heures.

7h30 : Départ pour le « Grand » centre médicale d’AKEIKOI. Nous sommes accueillies dans la structure comme nous n’avons encore jamais été reçues. Les sourires, la gentillesse de l’équipe soignante et médicale on fait que nous nous sommes senties tout de suite intégrées. Notre motivation ce décuple c’est parti pour 5 semaines de collaboration intense. Nous rencontrons nos infirmiers référents Joël et Denis qui semblent ravis de partager cette échange avec nous. Nous nous entretenons avec le Dr Sery responsable de la clinique, la Major et les infirmiers référents pour définir notre parcours de stage.

La clinique est composée d’une salle d’accueil, de consultes en médecine générale, de consultes gynéco, ophtalmo, de radiologie, d’un labo, d’une salle de consulte infirmières, d’une pharmacie, d’un bloc, d’une salle d’accouchement, d’une salle de compta et d’une salle de soins infirmiers. Le personnel est composé de médecins, aides soignants, 2 IDE, une sage femme et de spécialistes ophtalmo, cardiologues et pédiatres qui interviennent en fonction des besoins.

8h : la salle d’attente est comble, une journée intense débute. Nous sommes donc en journée d’observation avec Joël la prise en charge se fait en fonction des moyens financiers des habitants, ci ils ont l’argents ils peuvent avoir les soins sinon ils ne peuvent pas être pris en charge. Pour la facture d’hospitalisation, tout est facturé : les paires de gants, les seringues les produits etc …!

La prise en charge et l’accueil du patient : pesée, prise des constantes les premiers soins dans la salle infirmière, la consulte vers le généraliste et la mise en observation ou hospitalisation avec application des prescriptions médicales qui s’en suivent.

À notre pause à 13h un accouchement en urgence surviens … nous assistons pour la première fois Lucie et moi à la naissance d’un enfant …. Ce fut un moment magique.

Nous avons fait 7 entrées en observations et hospitalisations durant cette journée.

18h : c’est la fin de notre service, nous avons souffert à cause de la chaleur mais nous allons nous y faire. C’était pour résumée une première journée riche en émotions, savoirs, et relations humaines, nous sommes impatientes d’y retourner. Nous travaillons le lundi mardi jeudi et vendredi (8h-13h et 14h-18h).

21h : nous nous détendons, prenons le repas, les douches et allons nous coucher pour être pleines d’énergie demain.

03/02/2013

Retrouvailles avec les amis de Lucie et en route pour la cérémonie de marigage avec les maitres de cérémonie grillo Kone.


03/02/2013 : AKEIKOI 8h30 toujours aussi chaud !



Aujourd’hui dimanche on y a cru mais les éléphants on failli, la Côte d’Ivoire est en deuil.
9h : H-5h avant le coup d’envoi ! Petit déjeuné dominical sur la terrasse.
11h : ballade dans le quartier avec démonstration de flip flap saltos à même le sol des copains de Wèless agés d‘à peine 10 ans, ils sont impressionnant !!!
12h30 : repas de foutou et poisson ( mélange d’igname bananes plantains et sauce aux graines de palmiers : hummmmmmmmmm un régale ).
Départ pour Abobo pour aller voir le match avec les amis de Lucie dans un petit kiosque dans la rue.

Tous les Ivoiriens ont revêtit le tee-shirt aux couleurs de l’équipe ( blanc orange et vert ).
14h 16h tout le pays est dans la rue, pour soutenir les éléphants en quart de finale….. Mais tout s’arrête quand les Nigériens à la 76 éme minute marquent leur deuxième but qui leur a été fatal.

L’effervescence laisse place au silence,
mais notre journée ne s’arrête pas là nous sommes attendues à une cérémonie de mariage.

En Côte d’Ivoire chaque évènement de la vie doit être fêter ( naissances, mariages, récoltes, circoncisions, décès ). Ce sont les familles de Griots ( familles de musiciens qui de génération en génération animent ces cérémonies). Chaque évènement à ces chants, rythmes et danses spécifiques. Généralement ces évènements se déroulent en pleine rue, tous les habitants du quartier y sont conviés.
 
Nous nous rendons donc en baka ( mini bus supra coloré ) à ADJAME pour la cérémonie jusqu’à 18h30. Ce moment de danses chants et musique est difficile à décrire tout le monde danse sans gènes aux rythmes des djembes, la chaleur la bonne humeur sont là et reflètent totalement l’esprit de ce pays.
 
18h30 : la nuit tombe nous rentrons à la maison. Demain le stage commence à 7h30 il nous faut nous reposer pour être en plein forme.

02/02/2013

 
ouverture du matériel apporté à la clinique !!
 
02/02/2013 : 9h AKEIKOI SOLEIL 30°C :

Après une nuit réparatrice, levée 9 heures ( heure ivoirienne ) nous avons pris notre petit déjeuner pendant une heure sur la terrasse ( Pain, lait, beurre, miel de papy Mougeot …..) entourées de cocotiers, bananiers.., jamais nous n’aurions pensé être aussi bien accueillies et installées.
10 h : départ pour la clinique avec le matériel médical ( Matériel de bloc opératoire, un fauteuil roulant, jeux pour service pédiatrique, masques, gants stériles, diverses sondes etc etc … .
Le directeur nous fait visiter les lieux et nous présente le personnel, l’intensité émotionnelle nous gagne, les larmes baignent nos yeux.
11h : on part à la découverte (pour moi Hélène ) d’un monde inconnu, un reportage en 360°, c’est juste… whaaaaaouuuuuuu LA CLAQUE , mais une bonne claque !
Nous sommes à Abobo après une expédition en Taxis sans ceinture ( avec un code de la route qui se joue beaucoup au klaxonne et j’en passe …) , nous changeons notre argent ( en franc CFA à 1€ = 650 CFA ), mangeons un brin dans un kiosque ( « spaghettis bolognaise »  revisitées, rencontrons les Amis ( avec un grand A ) de Lucie ( j’ai même joué de la guitare J ).
18h : nous repartons vers AKEIKOI, et nous nous rendons au YELEMBA ( une des plus grande troupe de danse et musique traditionnelles de Côte d’Ivoire) où Lucie fait partie de la Famille. C’est des gens Extraordinaires que je rencontre, je peux dire que je me sent vraiment en sécurité avec Lucie, car malgré tout j’avais au départ l’impression d’être « étrangère ». Mais la gentillesse de toutes les personnes rencontrées en UNE journée m’on vite mis en confiance.
19 h : retour à la maison, une festin nous attend, ainsi qu’un accueil toujours aussi chaleureux c’est juste PARFAIT !
[ Après une journée pareille ….. : JE CRAQUE, mais je sent déjà que cette aventure ne me laissera pas indifférente …. ]
Wèless et Ayélé ( les enfants de Lucie ) sont dans leur élément, ils ont retrouvés leur amis de cœurs.