samedi 16 février 2013

15/02/2013



15/02/2013 : Soins ambulatoires :
 
Aujourd’hui comme hier la journée commence par de nombreux soins ambulatoires très variés.
 

Liste des actes effectués durant la journée :

- prises de sang
- testes VIH (test minute)
- Pansement césarienne
- sérum antitétanique
- Injections IVD
- Ablations de fils
- sutures crâniennes (observation pour le moment)
- Injection IM
- pansements de plaies simples
- goutte épaisse ( test minute )

 

Aujourd’hui c’était une journée « pédiatrie ». Beaucoup d’enfants sont venu pour divers problèmes de santé en passant par de simples plaies, aux brûlures soignées traditionnellement et malheureusement surinfectées.
 
Il a fallu parfois être 5 sur des enfants d’environ 5 ans pour les immobiliser durant les soins. Nous avons surement perdu quelques décibels tant les cris étaient parfois intenses ^^

Lors d’un petit temps libre nous avons appris à effectuer les sutures, peut être aurons nous l’occasion d’en faire par la suite. En effet ici les stagiaires, les aides soignantes, les infirmiers savent effectuer les sutures. Si le médecin n’est pas là ils doivent prendre le relai et gérer les urgences.


Il faisait chaud et le moindre soin devient vite fatigant et avec nos blouses nous avons CHAUD !!! Les ventilateurs sont nos amis !!!!

Nous finissons le service à 17 heures aujourd’hui et nous fêtons nos résultats d’examens dans un maquis, rentrons à 21h00 mangeons « sauce feuilles » avec du riz et allons nous coucher.

Un week-end chargé nous attend, repas chez notre infirmier référent, soirée chez les amis de Lucie, danse, plage et travail.

 
 
 

14/02/2013


14/02/2013 :


Aujourd’hui nous avons trois hospitalisations :

- une femme venue pour une césarienne nous lui avons enlevé la sonde urinaire ce jour.


- un homme hospitalisé pour gastro-entérite.


- un vieil homme polytraumatisé suite à un accident de la route qui rentrera à son domicile ne voulant pas des soins médicaux mais préférant les soins dits  « traditionnels ».


Il y a eu peu de soins pour ces hospitalisations durant la journée hormis quelques IVD et prises des constantes. En revanche nous avons eu beaucoup de soins ambulatoires tels que : prises de sang, pansements simples, ablations de fils, vaccins etc.


En fin d’après midi nous assistons à un ASP ( abdomen sans préparation) à la clinique pour un enfant ayant des douleurs abdominales. Il n’y a pas vraiment de protection, deux femmes sont à coté du petit, nous, nous sommes derrière un mur plombé. Il aura eu comme dose de radiations délivrée (100 KV) à ce que nous avons compris.



Nous sommes fatiguées par la chaleur et la journée d’aujourd’hui. Nous nous couchons tôt pour faire une bonne nuit !


mercredi 13 février 2013

13/02/2013



13/02/2013 : journée de repos !




Aujourd’hui levées 8 heures, nous déjeunons tranquillement chez la Famille de Baba.


À 9h nous prenons le taxi pour rentrer à la maison. Nous nous préparons pour aller danser au Yelemba ou Lucie suit ses cours de danses avec Awa, professeur hors du commun. Je ferais (Hélène) l’échauffement avec elles au rythme des Djembes ^^.
Après deux heures intensives, nous rentrons à la maison pour repartir passer quelques heures à la piscine avec les enfants.
Aujourd’hui il fait très chaud et malgré la protection indice 50, nos petites peaux blanches sont misent à rude épreuve surtout moi sous antibio l‘effet est double. La Biafine est notre alliée !



Nous allons manger un lait caillé au kiosque puis rentrons travailler un peu.



Ici nous sommes beaucoup sollicitées par les gens lorsqu’ils savent que nous sommes dans le domaine de la médecine. De la sœur d’un ami, au chauffeur d’un Taxi, nous sommes constamment en train de donner des conseils sur divers problèmes de santé. Etant Française ils nous associent très vite au Docteur. Ils pensent très souvent que nous allons pouvoir régler leur problème de santé. C’est donc avec une certaine réserve que nous leur répondons. Ci leur questionnement n’ait pas de notre ressort, nous préférons les réorienter vers des spécialistes aptes à répondre à leur demande.


Comme chaque veille de travail, nous sommes impatientes d’y retourner. Une nouvelle journée, avec de nouvelles connaissances, de nouvelles techniques, pathologies, traitements nous attendent.


On vous racontera tout ça demain ;)

12/02/2013


12/02/2013 : Journée comme on les aime !


Aujourd’hui la matinée à été mouvementée. Nous avons eu beaucoup de soins techniques : des prises de sang, des poses de cathé, des ablations de fils, pose de sonde urinaire, des pansements simples, des poses de perfusions, calculs de doses, vaccinations.











Nous avons une heure de pose. Nous mangeons un Dégue (lait caillé avec du mille) et repartons au travail.


14H : Trois personnes hospitalisées :

- Un homme qui est entré pour hypertension artérielle. Il est arrivé avec 18 de tension. Il nous pose beaucoup de questions sur l’hypertension, nous lui expliquons donc ce que c‘est, à quoi cela peut être du et quelles sont les conseils d’hygiènes à suivre en dehors des traitements médicamenteux.
- Une femme d’une quarantaine d’année arrive dans l’après midi. Elle est amenée par sa famille en fauteuil roulant. Ils nous expliquent qu’il y a 4 mois, elle souffrait de maux de ventre pour lesquels elle a été traité. Puis ils nous informent que depuis quelques jours la patiente ne mange plus, ne parle plus, et ne réagit plus. Après l’examen général et sanguin, il lui est diagnostiqué une méningite. Après la pose de perfusion et le commencement des traitements nous lui posons une sonde urinaire. Nous constatons un globe à 1,6 L en quelques minutes. Il n’y aura pas d’amélioration durant la journée.


- Une femme d’une vingtaine d’années, hospitalisée pour un paludisme. La fièvre est tombée dans l’après midi. Elle se rétablira rapidement.

Au cours de l’après midi durant les « temps morts » nous pouvons avancer dans la confection de notre fiche pansement. En fin d’après midi nous avons terminé notre ébauche. Nous la présenterons jeudi au Dr Séry.
 


Cette semaine nous avons commencé à expliquer nos démarches au niveau de la traçabilité des perfusions (heure de début, heure de fin et débit). Dans l’après midi un des soignants de la clinique (stagiaire) est venu nous solliciter. Il veut apprendre à calculer les débits de perfusions. Nous lui expliquons donc et lui faisons faire différents exercices. Il comprend rapidement et est très réceptif, nous en sommes ravies. Nous espérons pouvoir prendre des temps comme celui-ci avec chaque soignant durant les semaines à venir.


Après cette journée très riche, nous rentrons rapidement pour passer la soirée à Abobo chez Baba un ami proche de Lucie musicien percussionniste très connu dans le monde du spectacle. Nous allons boire un verre dans un maquis puis passons la soirée à discuter de divers sujets très présents ici (culture, rite, religion…), puis rentrons dormir.
La nuit a été courte, les fourmis se sont invitées……. SA PIQUE !


Demain c’est journée de repos. Elle est déjà toute organisée !!

À demain !!

lundi 11 février 2013

11/02/2013



 
11/02/2013 : Reprise intensive !


Bonjour à ANISOROMA ;)


Aujourd’hui nous commençons notre journée par une synthèse avec le Dr Séry et Denis notre infirmier référent. Au cours de cette dernière nous abordons 6 points sur lesquels nous souhaiterions apporter des réajustements :

- une planification murale sur 24 heures.
- une fiche de surveillance des plaies.
- la traçabilité des poches de perfusion.
- la traçabilité des soins au lit du patient.
- la désinfection des ampoules, et des sites d’injections.
- formation à injection en IM avec support visuel.



Planification murale :
Afin de facilité la prise en charge quotidienne des patients nous allons mettre en place une planification murale quotidienne établie sur 24h. Sur cette dernière serons inscrit sous forme de codes les soins à effectué aux différents patients en regard des prescriptions médicales. Cet outil permettra de structurer les soins et d’éviter ainsi des oublis.


Fiche de surveillance des plaies :
Afin de suivre la cicatrisation des plaies nous avons pensé à effectuer une fiche pansement. Sur cette dernière sera inscrit l’aspects des plaies, les produits utilisés, aux moments de leurs réfections. Ainsi chaque membre soignant sera en mesure d’évaluer l’état des plaies au moment du soin et d’en informer le médecin si besoin. Cette fiche pansement sera crée dans la semaine en tenant compte des savoirs de l’équipe soignante.

Traçabilité des poches de perfusion :
Vendredi dernier nous avons mis en place cette démarche sans l’approbation du Dr Séry. Ce matin il nous félicite pour cette prise d’initiative.

Traçabilité des soins au lit du patient :
Nous proposons au Dr Séry de traçer les soins dans le DSI au lit du patient une fois ces derniers effectués et non pas à la fin de la journée ce qui est source d’erreurs et d’oublis.

Désinfection des ampoules et des sites d’injections :
Après avoir constaté que lors des soins les ampoules et les sites d’injections n’étaient pas désinfectés, nous avons émis la proposition d’éduquer peut à peut les soignants à cette pratiques. Nous espérons que cette dernière se poursuivra après notre départ et sera encrée dans leur pratique professionnelle.

Formation à l’injection en IM :
Lors d’une injection nous avons pu constater que les soignantes de la clinique n’avaient pas les mêmes repères que nous pour une IM. Après leur avoir montré d’un point de vu anatomique le passage des différents nerfs au niveau de la fesse, nous avons créé un schémat indiquant le site approprié que nous avons fait valider par le Dr Séry et affiché par la suite en salle de soin.

--> Nous sommes conscientes que ces nombreux réajustements peuvent bouleverser les pratiques professionnelles des soignantes mais nous sembles indispensables pour la prise en charge qualitative des patients hospitalisés. De plus ces réajustements ne sont pas imposés ils sont expliqués, et ferons l’objet de plusieurs formations durant notre stage.
 
Dans la matinée nous avons appris le décès de la première patiente dont nous sommes occupées. Cette dernière, dont la réfection du pansement nous avais particulièrement marqué, est décédée ce week-end suite à des complications chirurgicale. Cela renforce notre conviction que l'accès aux soins est inégale. En effet si sa famille avait eu les moyens financiers de payer les traitements appropriés elle aurait peut être pu guérir. Au délà de ces différences nationnales ce paradoxe est mondialement présent.

Ce décès nous motive d’autant plus à mettre en place des réajustements qui, nous espérons, pourront prévenir les maladies et/ou favoriser le rétablissement des patients.

14h : Après une heure de pause nous reprenons le travail. Dans l’après midi une petite fille de 2 ans et demi arrive dans les bras de son père. Elle est brûlée au deuxième degrés en partie sur l’abdomen et un avant bras. Nous essayons de l’apaiser avec du Valium (en IM), et effectuons une détersion de la peau avec des compresses stériles imbibées de Bétadine dermique. Le soin est douloureux nous maintenons la petite fille pour ne pas qu’elle touche ses plaies. Nous appliquons ensuite de la Biafine, des tulles gras imbibés d’antibiotiques, recouvrons de compresses puis refermons les plaies avec des bandes. Le Dr Soro prescrit un antibio, un anti inflammatoire antalgique. Le pansement sera refait dans deux jours.


 
 
Un peu plus tard un homme arrive avec une plaies au niveau de la malléole. Il nous indique que cela fait deux ans qu’il soigne cette dernière régulièrement. À l’ouverture du pansement nous constatons une jambe ulcérée. Nous avons donc nettoyé la plaie bourgeonnante. Il reviendra dans deux jours refaire son pansement.

 
 
Ce soir pas de sortie nous travaillons sur la confection de la fiche pansements.


A demain !!!!

dimanche 10 février 2013

10/02/2013







 


10/02/2013 : Le manque de sommeil ce fait ressentir.

Levées Midi la nuit n’a pas été assez longue. Aujourd’hui il fait très chaud l’air est lourd. Nous travaillons sur les maladies tropicales sur lesquelles le directeur va nous évaluer à la fin du mois. À 16 heures nous nous rendons au Yelemba (troupe de danse) ou Lucie va pouvoir se défouler et transpirer pendant deux heures. Quant à moi, je me suis fait tressé pour quelques jours en attendant de me refaire tresser avec des rajouts.


Helene : Je vais beaucoup mieux, j’ai juste mal à l’estomac du aux antibios que je dois prendre pour quelques jours. Je m’habitue peu à peu à la chaleur. Il faut penser à s’hydrater et à se mouiller plusieurs fois par jours tout en économisant l’eau. En effet cela fait plus de deux mois qu’il n’y a pas eu de pluie en Côte d’Ivoire. L’eau est donc puisée dans les puits et amenée par les habitants à leurs maisons. C’est là que je me rends compte à quel point l’eau peut être précieuse.


Aujourd’hui c’était la finale de la Coupe D’Afrique le Burkina contre le Nigéria. La Côte d’Ivoire en majorité pour le Burkina est de nouveau en deuil (1-0).


Ce soir nous mangeons APF, lait caillé tous les 4 à la maisons, et allons rapidement nous coucher car demain reprise du stage, il nous faut être en pleine forme !!!!

 
 
À demain => AMBESSINI ;) 

09/02/2013


09/02/2013 : Jour de repos crevant.


Hélène : Je me réveille à 7H45 car ce matin il y a une césarienne à la clinique. L’accouchement par voies basses était contre indiqué car l‘enfant avait le cordon autour du cou. Théodore l’infirmier anesthésiste, l‘obstétricien et des aides soignantes sont présents. L’intervention commence à 8h30. Je suis habillée en tenue de bloc (bleue) « non stérile » avec une charlotte sur la tête. Nous sommes 7 dans le bloc d’environ 10 m². Je suis donc « l’assistante » de l’infirmier anesthésiste. Il fait une rachis anesthésie (péridurale), et quelques minutes plus tard l’opération commence. À 9h15 l’enfant naît, il pleure dès sa sortie et part avec les aides soignantes pour les premiers soins « c’est un garçon ». Le chirurgien suture l’utérus et le ventre, fait un pansement puis la mère est amenée dans sa chambre.


Faute de moyens financiers, les conditions du bloc sont assez limitées : un même « bavu » (masque à oxygène) pour chaque intervention, une même seringue pour tous les produits, des draps comme champs stériles etc. etc. … Je m’adapte donc à leurs moyens.


Lorsque j’ai vu les conditions dans lesquelles allaient se dérouler l’intervention, je me suis surprise à émettre une critique sur la qualité de la prise en charge. Néanmoins cette dernière c’est bien déroulée, la maman va bien et le bébé aussi. Et c’est bien ça le principal ^^


L’après midi nous sommes allées nous détendre à la piscine. Le soir nous avons rejoind d’autres Grillos pour assister de nouveau à une cérémonie de mariage qui a débuté à 20h pour se terminer à 4h du matin.


 
 
Petite anecdote : sur le chemin du retour, notre Taxi c’est fait arrêter par les militaires Ivoiriens pour contrôle du véhicule et des pièces d’identités. Lorsqu’ils voient notre passeport, l’un d’entre eux nous demande de quel pays nous venons, nous lui répondons de France. Et lorsqu’il nous demande la raison de notre venue et que nous lui expliquons, il appel sont collègue en lui disant «  Hey, regarde elles viennent de France juste pour faire un stage en Côte d’Ivoire » et nous laisse repartir en rigolant.